Accessibilité des sites web
[25 mn de lecture - paru le 4/16/2005 9:32:19 PM - Public : Confirmé]
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1. Comprendre l'accessibilité
Afin de mieux cerner le problème auquel nous sommes confrontés, il faut tout d’abord commencer par comprendre qui est concerné par les problèmes d’accessibilité des sites web. Nous allons donc présenter ici une liste des handicaps et des technologies, liste à laquelle tout bon développeur web devrait faire attention dans la conduite de ses projets.
1.1. La législation
Pour vous donner un exemple concret de la crédibilité de ce problème, voici un article de loi pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées (Loi n°2005-102 du 11 février 2005) :
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Article 47
Les services de communication publique en ligne des services de l'Etat, des collectivités territoriales et des établissements publics qui en dépendent doivent être accessibles aux personnes handicapées.
L'accessibilité des services de communication publique en ligne concerne l'accès à tout type d'information sous forme numérique quels que soient le moyen d'accès, les contenus et le mode de consultation. Les recommandations internationales pour l'accessibilité de l'internet doivent être appliquées pour les services de communication publique en ligne.
Un décret en Conseil d'Etat fixe les règles relatives à l'accessibilité et précise, par référence aux recommandations établies par l'Agence pour le développement de l'administration électronique, la nature des adaptations à mettre en oeuvre ainsi que les délais de mise en conformité des sites existants, qui ne peuvent excéder trois ans, et les sanctions imposées en cas de non-respect de cette mise en accessibilité. Le décret énonce en outre les modalités de formation des personnels intervenant sur les services de communication publique en ligne.
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1.2. Les organismes spécialisés
Le W3C (World Wide Web Consortium), par l’intermédiaire de la WAI, tente de promouvoir l’accessibilité des sites web en coordination avec des organisations dans le monde entier. Il en résulte plusieurs choses très intéressantes et notamment :
- les protocoles et formats accessibles du PFWG (Protocols and Formats Working Group). Le W3C réalise des études au niveau de différents langages comme le XML (stockage de données), SVG (réprésentation graphique symbolique), RDF (connaissances à propos des ressources du Web), SMIL (échange de données multimédia sur le Net) et le DOM (API universelle d'accès aux données).
- les recommendations avec le WCAG (Web Content Accessibility Guidelines) pour les directives liées aux sites, l’ATAG (Authoring Tool Accessibility Guidelines) pour les outils et l’UAAG (User Agent Accessibility Guidelines) pour les navigateurs.
- les outils de contrôle et de réparation de l’ERTWG (Evaluation and Repair Tools Work Group).

Aux Etats-Unis, la section 508, agence fédérale pour le handicap, travaille également dans ce domaine et a étendu récemment les obligations d’accessibilité des lieux publics aux sites web.
Accessiweb est un centre de ressources et de recherche sur l’accessibilité du Web associé à Braillenet.org pour promouvoir l’accessibilité en France.
De plus, hormis l’implication des pouvoirs publics et des organismes spécialisés, les grandes entreprises prônent également l’accessibilité sur leur site web comme Microsoft ou IBM par exemple (http://www-306.ibm.com/able/guidelines/web/accessweb.html).
1.3. Les handicaps et les navigateurs alternatifs
Handicap moteur
Pour les personnes affectées par un handicap moteur, le problème le plus fréquent est la navigation à l’intérieur du site. Ces personnes ont des difficultés à utiliser le clavier et/ou la souris ce qui réduit considérablement les possibilités pour se déplacer sur internet.
Handicap visuel
Il faut distinguer plusieurs degrés pour ce handicap :
- mal-voyants : ces personnes sont les moins atteintes par ce handicap. Dans leur cas, le simple fait d’utiliser les fonctionnalités de zoom à l’écran résoud leur problème. Cependant, leur lecture et leur navigation s’avérent plus lentes, il faut donc penser à décrire chaque objet graphique, éviter les caractères trop petits et les couleurs sans contraste.
Plus particulièrement, en ce qui concerne les daltoniens, il faut garder en tête que le contraste texte/fond se doit d’être fortement marqué.
- non-voyants : les utilisateurs aveugles ont la possibilité d’utiliser un navigateur moderne associé à un lecteur d’écran. Une nouvelle fois, le plus gros problème réside dans la navigation : elle est faite de manière séquentielle par le logiciel.
Handicap cognitif
Dans cette catégorie se rassemblent des cas très variés dont la gravité des problèmes différent. Il faut prendre en compte les difficultés de lecture. Les utilisateurs ont besoin de répères simples et précis et doivent pouvoir utiliser un système de navigation non intuitif.
Handicap auditif
Nous ne traiterons pas ce cas ici car le web n’est utilisé que rarement pour la diffusion de contenus uniquement multimédia mais plutôt pour des contenus visuels. Il faut tout de même garder à l’esprit que chaque contenu doit disposer d’une transcription ou d’une explication sous une autre forme (exemple : une légende à une photo, un texte pour une vidéo…).
Navigateurs alternatifs
Parceque la gestion de l’accessibilité du web ne se résume pas uniquement à la prise en compte des handicaps des internautes, il faut également penser aux utilisateurs surfant à l’aide de navigateurs alternatifs. En effet, l’explosion des appareils dotés de connexion internet oblige les développeurs à prendre en compte divers contextes de navigation bien différents que le classique écran PC en résolution 800x600 multicolore : navigateur texte, écran de taille réduite de téléphone portable ou PDA...

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